Monstres · Phantom Blade Zero
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Des disciples de la bande des Eaux noires coiffés de casques de plongée en forme de tête de poisson et armés de lances. Leurs attaques déferlent comme des vagues ; ils bondissent avec l'agilité des poissons et peuvent projeter leurs lances pour empaler leurs proies. À l'origine, leurs casques servaient à leurs techniques sous-marines. Leur forme de poisson leur portait chance : ils espéraient ainsi se sentir aussi à l'aise dans l'eau que les poissons. Mais depuis qu'ils les gardent solidement attachés jour et nuit pour contenir leur Sha-Chi, leurs têtes ressemblent de plus en plus à celles de poissons.

Des marionnettes armées de parapluies aux dents de fer aussi tranchantes que des rasoirs. Leurs ombrelles tournoient et déchaînent coup mortel sur coup mortel. Pourtant, elles évoluent avec une grâce éblouissante : la Dame du Voile affectionne tout ce qui est élégant. Les consciences transférées dans ces marionnettes appartenaient jadis à des artistes du Domaine illusoire. Autrefois, elles dansaient dans les cours avec des ombrelles de soie et de papier pour ravir le public. Désormais, c'est pour la Dame qu'elles exécutent une danse de carnage. Il leur a toujours manqué un rien pour devenir des marionnettes de classe « Réceptacle ». Mais qu'importe : servir la Dame est le plus grand des honneurs, même si elles doivent voler en éclats.

Des moines du temple Kuye soumis à la transcendance, tenant de lourds bâtons de bronze ornés de sculptures à leurs deux extrémités. Leur technique demeure habile et disciplinée : chaque frappe, chaque taille, chaque estocade et chaque balayage témoignent d'années de rigoureux entraînement au temple. Le Sha-Chi qui jaillit du cœur de la tour maintient sous contrôle celui qui les habite. Mais dès qu'ils s'éloignent trop de la tour, ou qu'une perturbation rompt cet équilibre, ils deviennent des enveloppes sans esprit entièrement gouvernées par le Sha-Chi.

Des maraudeurs armés de boucliers à pointes et de massues grossières cloutées. Aussi agiles que puissants, ils alternent bouclier et massue avec un rythme maîtrisé. Approchez trop vite, et les pointes du bouclier vous arrêteront avant qu’un lourd coup de massue ne s’abatte. Ils appartenaient à la milice du village et ont subi la transcendance pour monter la garde et assurer les veilles de nuit. Sous l’emprise du Sha-Chi, ils sont devenus les monstres qui ont détruit leur village.

Les corps dévastés de villageois entièrement dominés par le Sha-Chi. L’échec de leur transcendance les a privés de leur esprit et de leur vitalité. Une soif de sang incontrôlable les pousse à taillader tout ce qui se dresse devant eux, d’une escrime désordonnée mais infatigable. Les Vagabonds masqués ont détruit leur village. La transcendance, dont ils espéraient le salut, a détruit tout ce qui leur restait.

Des archers malveillants aux masques bleu fer. Leurs visages sont déjà creux, mais la transcendance leur permet de distinguer parfaitement leurs ennemis au loin. Leurs flèches parcourent de grandes distances à toute vitesse. Ils privilégient les hauteurs et les volées concentrées, comptant sur la force du nombre. Le Mandat les avait envoyés garder la tour Sha-Chi. Lorsqu’un de leurs camarades a été grièvement blessé, ils ont enfreint ses lois en recourant à la transcendance pour le sauver. Le châtiment et la traque ont suivi, comme ils s’y attendaient. Liés par leur serment de vivre et de mourir ensemble, ils se sont tous soumis à la transcendance.

Des bandits au podao, armure fruste et usée, d'épais masques pour contenir le Sha-Chi. Leur maniement du sabre est médiocre, et ils jettent souvent du sable dans les yeux de l'adversaire pour brouiller sa vue, attendant l'occasion de porter un coup mortel. Ils ont pensé rejoindre le Mandat. Ils savaient qu’il fallait offrir un présent pour être acceptés comme disciples. Ils offrirent panier après panier de grain et d’étoffes ; personne ne les mena devant une secte pour y demander l'admission. De rage, ils abattirent plusieurs gens du Mandat, s'enfuirent au plus profond des montagnes, et vécurent à leur guise grâce au pouvoir de la Transcendance.

Les corps dévastés de villageoises entièrement soumis au Sha-Chi. Elles frappent et tailladent au hasard avec leurs houes. Leur force est modeste, mais leurs mains sont vives. Peut-être croient-elles encore travailler, agrippées aux outils qui labouraient leurs champs, se souvenant confusément du rendement des récoltes et du prix des denrées du foyer. Mais les champs sont en friche depuis longtemps. Il n’y aura pas de récolte à l’automne.

Des disciples de la bande des Eaux noires coiffés de casques de plongée en forme de tête de poisson et armés de lourdes lames aux extrémités arrondies comme des rames. Peu adaptées aux estocades, ces armes servent plutôt à porter des tailles rapides et puissantes, enveloppées d'un Sha-Chi bouillonnant. En abattant leurs lourdes lames sur l'eau, ils peuvent aussi soulever d'immenses vagues qui déferlent sur leurs ennemis. Au début, la transcendance parfaite semblait ne leur apporter qu'une force accrue, tout en leur laissant l'esprit parfaitement clair. Impressionnés, ils poussèrent leurs amis à y recourir à leur tour, désireux de renforcer leurs rangs et d'anéantir les Vagabonds masqués.

De grandes marionnettes en forme de femmes, capables de « mettre au monde » des enfants de bois qui touchent terre et s'enfuient aussitôt. Nul ne sait qui fut le premier à répandre la recette : faire bouillir une fleur de soie couverte de prières pour un enfant dans la potion offerte par le Héraut, la boire, puis dormir le visage couvert d'une fleur rouge. Fils et filles viendraient alors, c'était certain. Elles obéirent, le cœur tremblant, stupéfaites de se réveiller marionnettes de bois. Puis, en un instant, la stupeur fit place à la joie : elles pouvaient « enfanter » quand elles le voulaient... Hi-hi. La Dame exauçait vraiment les vœux !

Des marionnettes à l'apparence d'enfants, toujours vives et espiègles. Elles sautillent gaiement, puis surprennent les imprudents d'un coup d'épaule ou de quelques coups de pied lancés en passant. Ces marionnettes ont une forme mais pas de substance, existant entre le réel et l'irréel. Elles peuvent blesser à volonté, mais restent intouchables comme des fantômes... L'art de les fabriquer ne devrait être connu qu'au-delà de la frontière.

Des bandits qui ont quelque maîtrise des techniques de sabre de flamme, amateurs de rouge éclatant. Leur armure est fruste, mais leurs vêtements rouges accrochent le regard. Ils restent près des foyers ; face à l'ennemi ils allument une lame enduite d’huile et frappent à l'aveugle avec des armes enveloppées de flammes. Le feu peut chasser les bêtes sauvages, mais il peut aussi égaliser le fort et le faible. Ils prennent le feu pour de la puissance — et la Transcendance n'est qu'une autre flamme à laquelle ils peuvent puiser.

Des épéistes en robe bleue dont le visage n’est plus qu’une cavité béante. Déjà plus accomplis que les disciples en blanc qu'ils commandaient, leur escrime devint encore plus redoutable après la transcendance parfaite : rapide comme le vent, implacable et sûre. Ayant subi la transcendance, de gré ou de force, ils étaient ennemis du Mandat et n'avaient plus où se tourner. Pangzhen, elle aussi, était devenue une ville morte. Nul refuge ne les y attendait. Pourtant, ils voulaient encore s'échapper du camp du Mandat et gagner Pangzhen, pour revoir une dernière fois leur foyer. Peut-être pourraient-ils même sauver quelques voisins ou proches...

Des marionnettes complètes au corps masculin, robustes. Plus finement ouvragées et fabriquées dans des matériaux plus solides que leurs homologues villageoises, leurs corps résistent à la rupture même lorsqu'ils sont couverts de fissures. Comme tirées par des fils, elles se tordent de façon contre-nature pour porter des coups mortels rapides. Les marionnettistes effacèrent la capacité des esprits transférés à ressentir la douleur, tout en préservant délibérément leur ténacité. Ces « armes » devinrent plus implacables et intrépides, mais aussi plus froides et insensibles.

Des bouchers touchés par le froid. Le poison virulent qui habite leurs corps ne s'est pas encore dissipé, et leurs lames portent déjà un Sha-Chi mordant et glacé. Ils gardent ce champ de neige, prêts à massacrer tout intrus. Depuis longtemps, ils mâchent de la viande gelée, et ne cessent de convoiter une nourriture fraîche, encore fumante.

Des gardes vêtus de violet et armés de guandaos, qui ont subi la transcendance parfaite. Un large balayage peut repousser plusieurs ennemis, tandis qu'un coup chargé porté de haut en bas est assez puissant pour fendre le métal et la pierre. Leurs longues lames rasent brutalement le sol sous leurs robes flottantes, laissant chair et sang sur leur passage. Tenir bon au fil de cent batailles était autrefois le destin et la gloire d'un guerrier. Même mourir au combat aurait été une fin honorable. Au lieu de cela, on les traîna sur des tables de transcendance et on les transforma vivants en Vagabonds masqués inhumains.

Des dresseurs de chiens aux masques souriants sinistres. Ils connaissent peu les arts martiaux, mais ne craignent pas la douleur ; les nombreuses cicatrices qui les couvrent viennent surtout des griffes de molosses devenus fous. Tant qu'ils se montrent plus féroces et plus intrépides que les bêtes, ils peuvent les commander à volonté. Ces dresseurs voulaient allier leurs techniques de dressage à la Transcendance, pour sauver les chiens qui avaient par accident dévoré les cadavres en putréfaction de ceux qui avaient subi la Transcendance, et contenir leur férocité incontrôlable. Au lieu de cela, les dresseurs eux-mêmes sont devenus plus fous encore que les molosses.

Des maraudeurs armés d’une lame courte et d’un bouclier rond. Leurs postures semblent convaincantes, jusqu’à ce que leurs défauts apparaissent : trop lents à engager le mouvement, trop pressés de le terminer. Quand le bouclier se lève, les jambes se découvrent. Leur légèreté de pied peut néanmoins punir quiconque ne compte que sur sa force. Aucun maître ne leur a enseigné ces formes. Ils les ont glanées près des arènes de marché et aux haltes des caravanes. Autrefois, ils espéraient économiser assez pour trouver un maître. Puis ils ont compté les réserves de grain du foyer et les remèdes de leurs aînés, et renoncé à ce rêve… La transcendance ne demandait que quelques jours, sans argent à dépenser ni voyage à entreprendre.

Tueurs des Lieurs de Fils coiffés de têtes de poupée à grosse tête. Visages en pleurs, mains et pieds agiles ; la brume de glace qu’ils crachent peut geler les membres d’un ennemi. Des arts aux mille changements compensent leurs corps faibles et leurs membres manquants. Ils se sont longtemps entraînés dans la glace et la neige, aspirant le froid, et ont maîtrisé le pouvoir de geler un adversaire en un instant. Ils n’ont plus à se laisser piétiner. À présent, ce sont eux qui piétinent les autres.

Marionnettes musiciennes, des instruments de glace dans les bras. Au contact de leurs doigts, les notes froides deviennent des lames de givre et gèlent la terre autour d'elles. La conscience scellée en elles appartint jadis à des hommes des arts renommés. Ils disaient jadis la joie et le chagrin par le qin ; maintenant, pris dans une coque gelée, ils ne peuvent que rejouer sans fin la même musique de mort, sans vie.

Des moines dont la peau brille comme du laiton. Agiles et sûrs de leurs appuis, ils frappent avec une force mesurée, leur chair et leurs os se durcissant comme le cuivre et le fer en un instant. Ils tournent autour de leur adversaire et le sondent, puis se précipitent dans une ouverture pour asséner un coup de poing écrasant. Ils sont entrés dans la tour Sha-Chi pour retrouver leur maître du temple de Kuye, mais sont tombés dans une embuscade. L’explosion d’un fourneau Sha-Chi a englouti la plupart de leurs frères. Les survivants n’ont guère connu meilleur sort. Du cuivre fondu imprégné de Sha-Chi leur a forgé des corps aussi durs que le cuivre et le fer, mais a consumé leur raison.

Des marionnettes Yang expertes avec la lance et le bouclier rond en laiton. Leurs articulations et leur centre de gravité ont été finement réglés pour des attaques féroces et une défense stable. Même lorsque leur bouclier se brise, elles continuent de combattre jusqu'au bout, lance en main. Le corps d'une marionnette ne se fatigue jamais, et l'esprit qu'elle contient ne peut dormir. Il ne lui reste qu'à ruminer, dans cette prison, la haine de la captivité. Elles n’ont ni visage pour laisser paraître leur colère, ni gorge ni langue pour exprimer leur tourment. Ces esprits brisés ont même oublié comment évacuer leur détresse. Toute leur fureur doit se déverser dans la pointe de leurs lances.

Des disciples du Mandat armés de lourdes arbalètes mécaniques, généralement postés sur des plateformes élevées pour monter la garde. Ralentis par leurs armes et leur armure pesantes, ils donnent l'alerte d'un sifflement aigu au premier signe de danger avant d'ouvrir le feu. Si leurs ennemis approchent, ils brandissent le lourd mécanisme de l'arbalète telle une puissante arme contondante. Ces sentinelles connaissaient depuis longtemps la corruption profondément enracinée du Mandat. Avant que Huangxing n'introduise la transcendance parfaite, purger ces maux anciens n'était guère qu'une promesse creuse. Ensuite, elles eurent enfin le pouvoir d'y mettre fin par la force.

Une jeune fille portant une coiffe de poupée à grosse tête : une moitié du visage sourit radieusement, l'autre pleure. Elle passait ses journées à attendre son père et ses nuits à sangloter dans son oreiller. Peut-être ses larmes ont-elles imbibé un côté de la coiffe, lui donnant cet étrange visage à la fois joyeux et triste. Son père la voulait loin de la violence du Wulin et lui souhaitait une vie heureuse et paisible. Avant de mourir, il lui laissa une lettre l'avertissant de se méfier des tentations des esprits malfaisants... mais elle ne la reçut jamais. Sans son père, elle n'avait plus de foyer. Elle fit confiance aux membres masqués de la secte des Lieurs de Fils, pensant qu'ils l'aideraient à le retrouver. Au lieu de cela, ils la soumirent à la transcendance et lui posèrent cette coiffe qu'elle ne pouvait plus retirer. Elle cherche encore son père, mais n'a trouvé que des marionnettes aussi seules et démunies qu'elle. Elle les appelle ses « amies » et, avec elles, arrête les passants pour retrouver la trace de leurs proches. Quiconque voudra lui faire du mal devra d'abord passer ses « amies ».

Des marionnettes à l'apparence d'anciens du village, la tête entourée d'une lueur verte inquiétante. À la vue de quelqu'un, elles arrachent leur tête et la fracassent contre le sol. Quelques instants plus tard, la tête éclate et répand un vaste nuage de poison. Au début, les anciens s'opposèrent fermement à la transformation de la salle ancestrale en temple de la Dame. Quiconque l'évoquait était accusé de trahir les ancêtres. À mesure que les marionnettes de bois envahissaient le village, leurs voix s'éteignirent. Ils commencèrent même à porter, avant de dormir, les fleurs rouges offertes par le Héraut.

Des marionnettes complètes au corps féminin, souples et agiles. Plus finement ouvragées et fabriquées dans des matériaux plus légers que leurs homologues villageoises, elles plient taille et membres sous des angles impossibles, comme tirées par des fils, pour porter des coups mortels inattendus. Les marionnettistes arrachèrent aux esprits transférés la plupart des souvenirs, émotions et traits d'humanité. Il ne reste que l'instinct le mieux adapté au meurtre, et la conviction d'être nées pour être des armes.

Des disciples de Baishan maniant deux dagues avec une foulée légère et agile. Elles se faufilent près de leurs ennemis dans des bonds et des esquives, déchaînant une rafale d'estocades. Inutile de rivaliser avec leur vitesse : attendez la fin de leur enchaînement pour trouver une ouverture. Leurs aînées débattirent longtemps pour savoir si la transcendance parfaite était un art maudit ou un don du ciel. Les plus jeunes voyaient les choses plus simplement : si personne ne pouvait trancher, pourquoi ne pas l'essayer elles-mêmes ? Comment donc... en sont-elles arrivées là ?

Des marionnettes habillées en lettrés, sans livres des sages entre les mains ni paroles de vertu sur les lèvres. Seul le feu du chaos jaillit de leur bouche, prêt à tout brûler pour la Dame. Après plus de dix ans d'études pénibles, ces lettrés de condition modeste quittèrent leur village et comprirent peu à peu la vérité : les grandes familles tenaient toutes les voies de la réussite. Leurs hautes ambitions n'étaient guère plus qu'une plaisanterie à la table des puissants. Désespérés, ils revinrent au village et vénérèrent la Dame jour et nuit. Même dans leurs rêves, ils imploraient qu'elle envoie un feu purificateur pour raser l'injustice du monde.

Des archers du Mandat qui ont subi la transcendance peuvent lâcher une pluie soudaine de flèches de feu et changer la terre en une mer de flammes. Dans une attaque par le feu, le moment est tout : profiter du vent et attendre que tout soit sec. Les archers de feu savent lire la situation, saisir l'instant et prendre l'avantage. Quand le Mandat sombra dans les luttes internes, il n'est pas étonnant qu'ils se soient vite rangés du côté de ceux qui avaient subi la transcendance parfaite.

Des marionnettes en forme de vieillards, le visage tordu par l'agonie. Peut-être quelque chose tourna-t-il mal lorsque la conscience des villageois fut transférée en elles. Avant le déclin du village, ses habitants se disputaient souvent pour savoir qui avait chassé les Vagabonds masqués. Les uns attribuaient la victoire aux héros du Mandat ; d'autres disaient que la Dame avait protégé le lieu. Les anciens, amateurs de paix, intervenaient toujours : la Dame avait envoyé les héros du Mandat sauver tout le monde. Peu à peu, de plus en plus de marionnettes errèrent dans le village, tandis que de moins en moins de villageois restaient éveillés. Désormais, quelle que soit l'amertume de la querelle, seules des marionnettes grotesques viennent trancher en arrachant leur propre tête et en la lançant sur les querelleurs.

Des moines du temple Kuye soumis à la transcendance, désormais de garde à l'intérieur de la tour Sha-Chi. Jour après jour, du fer en fusion brûlant coule sur leur corps, mais ils restent immobiles, comme s'ils faisaient désormais partie de la tour d'acier. À l'arrivée d'intrus vivants, le Sha-Chi les met en mouvement et ils déchaînent les techniques de poing destinées à soumettre les démons qu'ils pratiquaient autrefois. Ces derniers temps, d'étranges événements frappent Pangzhen. Après l'incident du Domaine illusoire vint la propagation de la maladie du sommeil. Lorsque des fidèles signalèrent des bruits insolites provenant de la tour Sha-Chi, les moines quittèrent le temple Kuye pour en découvrir l'origine.

Des moines du temple Kuye dont le corps semble coulé dans l'or. Leurs sabres à anneaux luisent d'un éclat froid, les anneaux de fer fixés au dos des lames s'entrechoquant à chaque mouvement. Après avoir subi la transcendance, ils employèrent le dernier reste de leur raison à chasser ceux qui leur avaient infligé ce traitement, puis s'enfermèrent dans la tour Sha-Chi.

Le Sha-Chi brûlant à l’intérieur de la grande tour a forgé ces moines en « hommes d’or » vivants. Quand ils canalisent leur art, leur chair est comme de l’or rouge, à l’épreuve de la lame et de la lance, et leurs poings frappent avec une férocité sans égale. Cependant, des assauts avec des armes lourdes, comme les grandes haches, peuvent déstabiliser leur posture et percer le Sha-Chi qui les protège.

Des tueurs des Lieurs de Fils portant des coiffes de poupée à grosse tête. Au combat, ils agitent leurs tambours à hochet pour galvaniser leurs compagnons, dansant et riant au rythme des battements. Leurs rires, creux et déformés, semblent acclamer quelque esprit maléfique et l'implorer. Selon les enseignements des Lieurs de Fils, les tambours à hochet étaient autrefois des objets rituels avant de devenir des jouets pour enfants. Ces tueurs croient que la pureté du cœur des enfants les rend particulièrement réceptifs au surnaturel et capables d'éveiller l'étrange pouvoir scellé dans les tambours. Pour retrouver cet état, ils absorbent des drogues pendant des années, faisant régresser leur corps et leur esprit jusqu'à l'enfance. Leurs tambours ont certes acquis une part de ce pouvoir étrange, mais eux-mêmes sont devenus frêles et inaptes au combat. Pour toute défense, ils donnent un coup de tête brutal avant de tourner les talons et de s'enfuir.

Des femmes démentes habiles à manier la dague, au pas vif et léger. Elles bloquent mal, et s'engagent rarement de face ; elles glissent de côté par instinct, et en un clin d'œil lancent plusieurs dagues. Ces lames qu’elles lancent étaient peut-être jadis cachées sous leur oreiller, uniquement pour se défendre. La Transcendance a changé toute cette peur en une volonté de tuer dirigée contre les vivants.

Des marionnettes sculptées avec un sourire simple et bonhomme ne peuvent que sourire pour l'éternité. Elles sourient lorsqu'elles tombent sur un chemin de rizière ou une route pavée, couvertes de boue et fissurées. Elles sourient lorsqu'elles se jettent sur les vivants, comme tirées par des Lieurs de Fils.

Des gardiennes de la secte de Baishan ayant subi la transcendance parfaite. Coiffées de chapeaux coniques et vêtues de robes violettes flottantes, elles restent aussi rapides que mortelles à l'épée malgré leurs visages évidés. Leurs gestes évoquent un oiseau traversant le ciel en un éclair. Autrefois, elles faisaient assez confiance à leurs consœurs pour leur tourner le dos, persuadées qu'elles se soutenaient mutuellement. Pourtant, la lame vint bien de derrière. Peut-être le plus grand danger n'était-il jamais les Vagabonds masqués devant elles.

Des marionnettes chanteuses vêtues de robes blanches comme neige, les cheveux pâles comme le givre. Elles se jettent sur les vivants, griffes acérées et gestes contorsionnés. Leurs voix jadis magnifiques ne sont plus que des cris perçants, porteurs d'un froid si mordant qu'il peut glacer le sang de quiconque les entend. Le remède censé leur éviter de devenir des marionnettes les a au contraire laissées sous le contrôle d'un autre. Les arts spectraux, les chants et les danses dont elles vivaient sont désormais des moyens de tuer sans pitié.

Des oiseaux féroces au plumage en désordre et à la peau pourrissante, devenus d'une taille contre nature à force de se nourrir des cadavres de ceux que le Sha-Chi a transformés. Le Sha-Chi a déformé leur instinct de charognards et les pousse à attaquer les vivants. Ils piquent du bec et déchirent de leurs serres, avides de chair fraîche.

Marionnettes yang équipées de canons de poing en alliage ; la main droite est entièrement remplacée par une arme à feu. Détruire leurs adversaires est le seul sens de leur existence. Elles ressemblent à un vieil ami de Soul. Après avoir perdu le bras droit, cet ami s'était lui aussi fait poser un canon pour compenser le membre manquant. Mais le vieil ami de Soul était un homme de chair et de sang, avec un cœur et un honneur... Personne ne devrait devenir une arme de massacre comme celles-ci.

Des disciples de la bande des Eaux noires ayant subi une transcendance pour affiner leurs prouesses dans l'eau. Outre des fentes branchiales, ils ont développé des yeux globuleux, une large bouche, des lèvres épaisses et des écailles vert-bleu : le portrait même d'un poisson. Ces changements les rendent aptes à se cacher sous l'eau et à s'échapper par elle. Ils utilisent aussi leurs pitreries grotesques pour se moquer de leurs ennemis avant de rassembler leurs complices pour une attaque concertée. De nos jours, ces créatures infestent presque tout étang de bonne taille. Elles ont sans doute oublié leurs anciennes fanfaronnades sur l'aide qu'elles apporteraient au Mandat pour débarrasser le monde des Vagabonds masqués.

Des maraudeurs empestant la chair brûlée et la décomposition, dont les corps bleu-noir sont désormais insensibles aux flammes ardentes du chaos. Leurs corps tordus et contorsionnés, ils lancent de toutes leurs forces des bouteilles d’huile enflammée, chacune embrasée par les feux du chaos. Ces maraudeurs vénèrent ces Flammes du chaos. Perdus dans une folie sans fin, seul ce feu peut leur rendre la chaleur et la paix qu’ils connaissaient autrefois, rassemblés autour du foyer.

Des marionnettes yang à la lance et au bouclier, enveloppées d'une aura violette et spectrale. Leurs boucliers portent un visage furieux à la gueule grande ouverte, destiné à intimider l'ennemi. Leur défense est solide comme un mur de fer, et la gueule de leur bouclier peut cracher des Flammes du chaos. Leurs techniques de lance sont vicieuses et imprévisibles. Même quand les fissures se multiplient sur leur corps, elles ne reculent jamais. Sélectionnées au terme d'épreuves impitoyables et entraînées comme des armes, elles ont depuis longtemps perdu les émotions qu'elles éprouvaient autrefois en tant qu'humains. Ce qui subsiste de leur conscience brisée repose sur une seule conviction inébranlable : lorsque la Dame descendra, elle leur donnera de nouveaux corps adaptés au monde à venir.

Une gracieuse marionnette musicienne serrant une cithare contre elle. Sous les notes claires de son instrument se cache une intention meurtrière. Une musique destinée à tuer ne peut plus rester harmonieuse : bloquer ses ondes sonores bleues renvoie contre elle les notes qui persistent. Quand la peste a frappé Pangzhen, la plupart des autres musiciens ont fui, la laissant sans personne vers qui se tourner. Un homme avait promis de venir la chercher pour qu'ils puissent s'échapper ensemble. Serrant contre elle la cithare dont elle dépendait, elle attendit, encore et encore... Mais celui qu'elle espérait ne vint jamais. À sa place arriva l'art interdit du transfert d'âme.

Un homme sans visage vêtu de violet poursuit sa cible à bride abattue sur la grand-route. Cet assassin de l'Ordre excelle à traquer ses proies et à frapper dès qu'elles baissent leur garde. À distance, il tire avec une précision mortelle, même au grand galop, et coordonne parfaitement ses attaques avec celles de ses compagnons. Au corps à corps, il profite de l'élan de sa monture pour porter de puissants coups de sa lame à double extrémité. Ses proies tombent souvent sous ses tirs avant même de se rendre compte de sa présence. Si elles parviennent à lui échapper, cela signifie seulement que la traque de l'Ordre vient de commencer.

Des têtes flottantes de marionnettes yin aux visages déformés en grimaces grotesques. Les Flammes du chaos brûlent sans fin dans leurs crânes fracassés. Les horreurs de la Discordance ont consumé leur corps et forcé la conscience qui y était prisonnière à entrevoir une terreur capable de tout détruire, les plongeant à jamais dans le délire et la folie. Elles hurlent presque sans répit, désespérées d'imprimer dans l'esprit de chaque être vivant qu'elles croisent l'effroyable abîme qu'elles ont aperçu.

Des assassins de la secte des Lieurs de Fils qui combattent avec des techniques étranges et imprévisibles. Tantôt, ils appuient leurs lames sur le sol et glissent vers l'avant au ras de terre. Tantôt, ils bondissent brusquement et portent des estocades de leurs lames jumelles sous des angles tordus et contre nature. Une fois pris de frénésie, ils arrachent sans retenue la longue épée fixée au sommet de leur tête et frappent à toute vitesse avec une cruauté féroce. Ils polissent leurs lames avec le sang des vaincus ou laissent le leur imbiber la terre.

Des voleurs portant des masques souriants aux couleurs vives, téméraires dans leurs actes et insolents dans leurs gestes de provocation. Ils portent plusieurs épines de feu qu'ils lancent en rafale tout en se moquant de leurs adversaires. Quelques instants après l'impact, les explosifs détonnent dans un grondement et laissent une mer de feu brûlante.
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